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Africagay contre le Sida

France

Associations : 2

AIDES

SIDACTION

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Africagay contre le sida est un réseau d'associations de lutte contre le sida et d'associations identitaires issues de huit pays d'Afrique du Nord, de l'Ouest et du Centre : Algérie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal, Tunisie et Togo. Deux associations françaises (AIDES et Sidaction) apportent à ce réseau un soutien technique.

Africagay contre le sida lutte pour que les Hommes ayant des relations Sexuelles avec d’autres Hommes (HSH) d’Afrique aient accès à la prévention et aux soins, en partant du principe que la criminalisation de l’homosexualité est une atteinte aux Droits de l’Homme et aggrave leur vulnérabilité au VIH/sida et aux autres IST.

En 2008, confrontées à l’inquiétante recrudescence des infections au VIH/sida parmi les homosexuels, des associations africaines de lutte contre le sida ont pris le risque de briser le tabou entourant l’homosexualité dans leurs pays afin de développer une riposte communautaire à la propagation silencieuse de l’épidémie. Il y a cinq ans, naissait alors le réseau Africagay contre le sida.

Depuis 2006 et la conférence internationale sur le sida de Toronto, de nombreuses études ont démontré que sur le continent africain comme dans le reste du monde, les taux de prévalence de l’épidémie de VIH/sida parmi les homosexuels varient de 13% à 43%, ce qui suggère que les taux chez les HSH dépassent très largement ceux de la population générale. La discrimination et les stigmatisations sont à l’origine de cette vulnérabilité accrue face au risque d’infection au VIH/sida, comme l’ont reconnu en juin 2011, les 193 Etats Membres des Nations Unies.

C’est d’ailleurs pour cette raison que dans ses dernières directives l’OMS recommande que « les législateurs établissent et appliquent des lois antidiscriminatoires et protectrices afin d’éliminer la stigmatisation, la discrimination et la violence subie par les HSH et de réduire leur vulnérabilité à l’épidémie de sida ainsi que l’impact du VIH/sida ». Cependant 39 des 54 pays que compte le continent africain continuent de pénaliser l’homosexualité.

La négation des droits fondamentaux des HSH met ainsi en péril les efforts qui peuvent être déployés aux niveaux national et international pour lutter contre l’épidémie de sida.

  • Promouvoir l’accès à la prévention et aux soins des personnes homosexuelles et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
  • Promouvoir des politiques de santé publique fondées sur le respect des droits humains et tenant compte des remontées de terrain et des données scientifiques.
  • Maintenir au plus haut niveau de l’agenda de santé publique internationale l’accès à une prise en charge globaledes populations les plus vulnérables.
  • Promouvoir l’émergence et la représentation des personnes homosexuellesdans les associations de lutte contre le sidaet dans les instancesnationales et internationales.
  • Plaider pour une évolution du cadre législatif au niveau national et international afin de lutter contre les discriminations et la stigmatisation qui nourrissent l’épidémie.
  • Favoriser le travail en synergie entre associations de lutte contre le sida et associations de défense des droits des LGBTI
  • En 2010, 33,3 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde et 2,6 millions de personnes ont été nouvellement infectées.
  • Plus que 97% des nouvelles infections ont lieu dans des pays en voie de développement.
  • Plus de 7400 nouvelles contaminations par jour.
  • Pour 2 personnes mises sous traitements on déplore 5 nouvelles contaminations.
  • Seulement 18 % des pays dans le monde ont des programmes de prévention à destination des HSH.
  • 39 des 54 pays africains pénalisent l’homosexualité.
  • De nombreuses études démontrent que les HSH en Afrique sont de 5 à 25 fois plus exposés à l’épidémie de sida que la population générale.

Liste des associations :

  • Algérie

    APCS : Association de Protection Contre le Sida

    (pas de site internet)

  • Burkina Faso

    ALAVI : LAAFI LA VIIM

    www.alavi-bf.org

    REVS + : Responsabilité Espoir Vie Solidarité

    www.revs-bf.org

    AAS : Association African Solidarité

    www.aasbf.org

  • Burundi

    ANSS : Association National aux Séropositifs et aux malades du Sida

    www.anss.bi

  • Cameroun

    Alternatives Cameroun

    Pas de site internet

    Colibri :

    www.colibricameroon.org

  • Côte d’ivoire

    RSB : Renaissance Santé Bouaké

    Pas de site internet

    Ruban Rouge

    Pas de site internet

    Espace Confiance

    Pas de site internet

  • Sénégal

    Yeewe-Yeete

    Pas de site internet

  • Togo

    EVT : Espoir Vie Togo

    www.espoir-vie-togo.org

  • Tunisie

    ATL Tunis

    Pas de site internet

17 mai journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie : La discrimination et le silence nourrissent l’épidémie de sida, l’engagement et les droits la vaincront !

A l’occasion du 17 mai, journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, qui cette année entend dénoncer le cercle vicieux qui lie les discriminations dont sont victimes les populations LGBT et leur vulnérabilité vis-à-vis de l’épidémie du VIH/sida, les associations membres d’Africagay contre le sida brisent le mur du silence en lançant leur nouveau site Internet : www.africagay.org.

Confrontées à la très haute prévalence des infections à VIH parmi ces populations, des associations africaines de lutte contre le sida se sont données pour objectif de briser le tabou entourant l’homosexualité et de développer une riposte communautaire à la propagation silencieuse de l’épidémie. Il y a cinq ans, elles créaient un réseau appelé « Africagay contre le sida », regroupant 16 associations issues de 8 pays d’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre (avec le soutien d’associations du Nord)1. A l’occasion de la Journée Mondiale contre l’Homophobie, Africagay contre le sida lance un site Internet pour répondre à un double objectif : sensibiliser le public aux enjeux de la lutte contre le sida auprès des populations les plus exposées au VIH en Afrique et constituer une base de données permettant aux personnes sur le terrain d’acquérir des informations parfois difficilement accessibles, afin de devenir les acteurs à part entière de leur santé et de la lutte pour les droits.

Dans de nombreux pays du monde, des lois rétrogrades remettent en effet quotidiennement en cause le droit d’exister de ces derniers. Sur les 54 pays que compte le continent africain, 39 pénalisent encore l’homosexualité. Pénaliser l’homosexualité constitue non seulement un déni en termes de droits humains mais également un obstacle majeur à l’accès à la prévention et aux soins contre le VIH/sida.

Depuis plusieurs années les organisations internationales exhortent les Etats à respecter les droits des minorités sexuelles, soulignant que la pénalisation et les persécutions dont elles font l’objet renforcent leur vulnérabilité et les exposent gravement au risque d’infection à VIH2. Pourtant, 39 Etats africains continuent aujourd’hui de persécuter les hommes homosexuels et tentent de surcroit d’empêcher la mise en place de programmes de prévention à destination des minorités sexuelles. Les gays et plus largement tous ceux qui ont des rapports avec un ou une partenaire du même sexe, y sont ainsi condamnés à la clandestinité et à la peur, victimes quotidiennes d’humiliations, d’exclusion, de délation et de lois attentatoires aux droits humains. Cette situation nourrit l’épidémie d’infections à VIH ; la pénalisation empêche le recueil de données épidémiologique à l’échelle mondiale, alors qu’on sait que dans certains pays d’Afrique, les homosexuels sont jusqu’à 25 fois plus exposées au VIH que la population générale. La pénalisation, qui engendre la stigmatisation, la discrimination et donc la vulnérabilité sociale des minorités sexuelles, est en grande partie responsable de cette situation.

Dans son plaidoyer permanent pour l’accès de TOUTES les personnes vivant avec le VIH à une prise en charge de qualité, les associations membres d’Africagay contre le sida demandent à tous les Etats de mettre en place des politiques de santé publique destinées aux populations les plus vulnérables et dans le respect des droits humains.

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